Le quotidien Etelä-Suomen-Sanomat estime qu’il faut voir les problèmes entre la Finlande et la Russie relatifs à l’exportation de bois dans un contexte international plus large.”Longtemps, les autorités finlandaises ont désespérément essayé de faire comprendre à la Russie que la hausse dramatique des droits de douane d’exportation [pour le bois brut de Russie] constitue une menace pour la filière du bois finlandaise. Les arguments n’ont trouvé aucun écho. Et pourquoi auraient-ils dû en trouvé un? Si la Finlande ne reçoit pas de bois, cela ne porte pas préjudice à la Russie. … Il faut voir cette affaire dans un contexte plus large qui ne se limite pas seulement à la Finlande et la Russie. La Russie augmente ses droits de douane surtout parce que la demande asiatique est en hausse. Et les plaintes de la petite Finlande n’ont aucune importance. … Les Finlandais ont traditionnellement l’habitude de voir les choses de leur point de vue, comme si le reste du monde n’existait pas. … Or les superpuissances n’ont pas d’amis. Seuls comptent leurs propres intérêts qui sont en jeu.”
Etelä-Suomen-Sanomat (Finlande)
articles marques ‘taxe’
Augmentation des droits de douane russes
La douane partenaire des entreprises : le dispositif de soutien financier aux entreprises
Pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises et renforcer leur attractivité à l’international, la douane a mis en place des mesures financières visant à faire des gains de trésorerie.Mesure n°1 : Les entreprises peuvent désormais bénéficier d’un report de TVA à l’importation de leurs marchandises sans avoir à déposer de caution. Mesure n°2 : Le paiement de la TVA à l’importation peut être effectué le 25 du mois suivant après sa déduction auprès des services fiscaux.Mesure n°3 : La douane offre également aux entreprises la possibilité de simplifier les actes de cautionnement.Désormais, les sociétés d’import/export peuvent centraliser leur cautionnement auprès d’une seule recette régionale des douanes. Lorsqu’une société fait partie d’un groupe, elle peut présenter une caution intragroupe émise par une autre entreprise du même groupe, en lieu et place d’une caution professionnelle.Mesure n°4 : Le recours aux régimes douaniers économiques permet l’importation, la transformation et le stockage de marchandises en suspension du paiement des droits et taxes. Mesure n°5 : L’application de la procédure fiscale de l’ « AI2 » permet de bénéficier d’un quota d’importations en franchise de TVA.Pour la mise en œuvre de ces mesures, la douane met à la disposition des entreprises :* un réseau d’interlocuteurs privilégiés :La mission grandes entreprises : dg-mge@douane.finances.gouv.fr, les pôles d’action économique présents dans chacune des 40 directions régionales des douanes : www.douane.gouv.fr, le renseignement par téléphone via INFOS DOUANE SERVICE (081120 44 44 / Coût d’un appel local depuis un poste fixe),: ids@douane.finances.gouv.fr* des services en ligneLe portail dédié aux entreprises : https://pro.douane.gouv.fr, et le dédouanement en ligne via l’application informatique Delt@.
Les importateurs hors UE veulent plus «d’équité»
Les taux passeront de 32,5 à 27,5% en janvier
· Des baisses progressives jusqu’à 17,5% en 2012
Le débat autour des droits de douane sur les véhicules importés hors UE refait surface. Les importateurs montent encore une fois au créneau et revendiquent une «égalité des droits de douane à l’importation». Les concessionnaires de voitures sud-coréennes, japonaises, chinoises, indiennes et américaines appellent à l’équité tarifaire «pour garantir un choix équitable aux consommateurs». Ces derniers se sont organisés via le Groupement des importateurs de véhicules pour l’équité tarifaire (Givet).
Ils ont commandité une étude d’impact auprès d’un cabinet spécialisé sur les effets du démantèlement, aussi bien sur le secteur que sur le marché et les recettes douanières. Pour rappel, le Givet est composé de plus d’une dizaine d’entreprises qui représentent une vingtaine de marques non européennes. Parmi les concessions, figurent les plus dynamiques sur le marché de l’importé monté, lesquelles figurent au top ten des ventes avec en moyenne une progression de 15 à 20% par an. C’est le cas notamment pour Toyota, Kia, Hyundai…
L’étude du Givet déduit que le marché s’expose à deux problématiques majeures: D’abord, elle dénonce un protectionnisme qui ne dit pas son nom en faveur du made in Europe. Une donne qui torpille les fondamentaux du libéralisme, estime l’étude. Ensuite, elle conclut que les taux actuels des droits de douane se répercuteront inéluctablement, non seulement sur les parts de marché et les ventes, mais aussi sur les investissements. Les membres du Givet appellent donc à baisser progressivement les droits de douane, de manière à parvenir à 10% en 2012. L’effet volume fera en sorte que les baisses consenties par l’Etat seront compensées dans la durée.
Force est de constater que les importateurs de voitures européennes ne paient que 13% de droits de douane, alors que leurs confrères spécialisés dans le produit asiatique s’acquittent de 32,5%. L’écart est de pratiquement 20 points! L’aberration relevée par le Givet est que ces mêmes véhicules made in Asia ne subissent qu’une taxation de 10% lorsqu’ils transitent via l’Europe. Ce qui préoccuppe le plus, c’est que le made in Europe passera à zéro droit de douane dès 2012, effet démantèlement tarifaire oblige! Toutefois, des pourparlers ont été menés ces dernières semaines entre le Givet et les pouvoirs publics (Finances, Commerce et Industrie…) pour convaincre du bien-fondé d’un effort de l’Etat. Les conclusions de l’étude d’impact ont été soumises aux départements concernés. Par ailleurs, un plan a été présenté par le gouvernement avec des scenarii de démantèlement progressif.
Concrètement, il a été convenu de procéder à des révisions à la baisse progressives des recettes douanières des véhicules asiatiques de 2009 à 2012. En effet, le projet de loi de Finances prévoit de passer à 27,5% de droits de douane pour les véhicules en question dès janvier 2009. L’objectif affiché est de parvenir à 17,5% en 2012. Or, même avec l’effort consenti, la disparité persistera. Les importateurs, eux, souhaitent que l’Etat fasse preuve de plus de souplesse pour arriver au moins à 10% en 2012.
Droits d’importation: 0,2 point du PIB par an
Selon les orientations du projet de loi de Finances 2009, les droits d’importation poursuivront globalement leur tendance baissière comme conséquence de la mise en application des accords de libre-échange et de la réforme tarifaire envisagée. Ces efforts se traduiraient par un manque à gagner au niveau des droits d’importation de près de 0,2 point du PIB par an, pour représenter 1,1 point du PIB en 2012.
http://www.leconomiste.com/article.html?a=89716
A. R.
«Rehausser les droits de douane sur les produits suisses»
FRANCE. Le député socialiste Arnaud Montebourg demande des «sanctions» pour briser le secret bancaire.Le Temps: Vous appelez à un «blocus» de la Suisse. Est-ce réaliste?
Arnaud Montebourg: C’est réaliste. Ce que j’appelle blocus, c’est la question des sanctions, si la Suisse et le Luxembourg ne font aucune concession sur le secret bancaire et la fiscalité sur les capitaux. La question de l’accès libre à nos marchés doit être posée. On ne peut pas supporter la concurrence fiscale déloyale, notamment la migration des sièges sociaux qui entraîne des milliards et des milliards d’euros de perte pour les pays de l’Union européenne (UE). Je suggère un rehaussement des droits de douane, de plusieurs centaines de pour-cent, sur les produits suisses, si Berne refuse de modifier son comportement. L’Organisation mondiale du commerce laisse l’UE libre de se protéger, dès lors qu’elle est victime d’une concurrence déloyale.
- On a l’impression que le gouvernement français parle fort, mais agit peu. Par exemple, il n’a pas publié la liste de ses ressortissants pris la main dans le sac au Liechtenstein.
- Nous avons demandé la publication de cette liste et le président socialiste de la Commission des finances en a eu connaissance. Mais ces contribuables sont des citoyens comme les autres et ils ont droit à la tranquillité publique, puisqu’ils n’auront plus droit à la tranquillité fiscale.
- Mais la France n’a pas engagé de poursuites pénales pour fraude fiscale dans cette affaire.
- Je regrette ce manque d’énergie, surtout lorsqu’on la compare à la réaction du gouvernement allemand. Il faut augmenter la pression judiciaire et policière sur les entreprises qui délocalisent leurs intérêts en Suisse, car c’est là le véritable trésor des paradis fiscaux. Nous, les socialistes, avons demandé la dénonciation du traité fiscal qui unit la France à Monaco. Et les banques françaises, qui viennent d’être recapitalisées par l’Etat à hauteur de 10,5 milliards d’euros, doivent fermer leurs filiales dans les paradis fiscaux qui sont sur la liste noire de l’OCDE (ndlr: Andorre, Liechtenstein et Monaco). Nous demandons aussi la fin de la retenue à la source qui protège le secret bancaire. Nous ne pouvons accepter que des Etats à secret bancaire puissent acheter, contre une pauvre aumône, l’anonymat vis-à-vis des pays européens.
- Il y a une ambiguïté dans l’attitude de Nicolas Sarkozy: il dit vouloir s’attaquer aux paradis fiscaux, mais en même temps, il se décrit comme un ami de la Suisse et de certains Français qui y résident, comme Johnny Hallyday.
- Le fait que le président de la République reprenne une partie de nos combats est une victoire politique. Mais il est vrai que la pression mise par la France sur les paradis fiscaux s’est un peu assoupie depuis 2002, du fait de l’aveuglement idéologique de la droite. Nous souhaitons que les discours de Nicolas Sarkozy se traduisent rapidement en actes.
Article de :Sylvain Besson, Paris
http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&contenuPage=&article=242405&quickbar=


Poste dans
Mots:






