Ce qui n’était qu’une réactivation de l’Observatoire des prix s’est muté en une grande assemblée où plusieurs groupes de discussion spontanés ont évoqué leurs propres préoccupations. Pas de grande victoire donc, mais une projection vers des réunions plus constructives.
Tout ce que Mayotte compte de décideurs, ou à peu près, était là : de l’énergie à la grande distribution en passant par l’hôtellerie et les syndicats. Hubert Derache, le Préfet de Mayotte, présidait la séance, accompagné par le président du Conseil Général, A.A. Douchina et par François Mengin Lecreulx, le secrétaire général pour les affaires économiques et régionales.
La conférence de presse qui s’est tenue avec une heure et demie de retard a seulement permis d’avoir une synthèse très globale des discussions.
La première réussite de la réunion de ce mardi est donc la baisse des droits de douane, de 5 % à 15 % sur des produits de première nécessité, tel que les poissons et poulets congelés, la farine de blé, les couches, les shampoings, le lait coco ou les pâtes alimentaires. Cette diminution se traduira à la caisse, « le Service de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes y veillera » assure Hubert Derache, « mais cette diminution de recettes pour le Conseil général qui perçoit une partie des taxes douanière, sera plus que compensée par un accroissement des prix du tabac et de l’alcool, avec un différentiel positif de 400 000 € environ ».
Le deuxième objectif de l’observatoire est la création d’un panier de la ménagère mahoraise, comme il en existe aux Antilles et à La Réunion.
Mais, la réunion d’aujourd’hui a de nouveau achoppé sur l’augmentation nécessaire du tarif des barges. « Pour prendre en compte la double insularité de Petite Terre, l’Etat propose d’allouer une partie de la dotation au titre de la continuité territoriale pour compenser la hausse des tarifs, mais rien n’est tranché » traduit Hubert Derache en rajoutant qu’une nouvelle réunion est prévue pour la semaine prochaine, et qu’« il faut également améliorer la sécurité à bord des barges, car nous arrivons à 470 passagers pour 347 brassières ». Denys Cormy, directeur du Service de Transport Maritime de Mayotte (STM) n’était pas présent à la réunion.
Le « collectif des citoyens perdus » qui défendait jusqu’à présent le zéro augmentation des prix des barges, semble s’assouplir, « mais c’est la population qui est derrière nous et qui tranchera » assure Rahim, un des leader. Mais pour Ahamed Attoumani Douchina la tâche ne va pas être facile, pris entre le marteau de la Chambre Territoriale et l’enclume de la vox populi.
Au sujet de la gestion de la Collectivité de Mayotte, le préfet a tenu à appuyer son communiqué de presse : « je n’ai pas pris le siège de Monsieur Douchina, j’ai simplement suivi l’avis de la Chambre en vérifiant que les dépenses réparties par le Conseil général ne s’accroissent pas ».
Les recommandations du président Sarkozy seront suivies puisque ce ne sera plus le préfet qui présidera l’Observatoire des prix mais une personnalité indépendante, mais également sur la création d’un GIR (groupe d’intervention régional) de la concurrence.
Article de A.L.


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Le département américain du Commerce a annoncé mardi sa décision définitive d’imposer des droits de douane compensatoires sur les importations de matériels tubulaires pétroliers (OCTG) de fabrication chinoise d’une valeur de 2,6 milliards de dollars, ce qui constitue la plus importante mesure commerciale prise jusqu’ici par les Etats-Unis contre la Chine.Le département a expliqué dans sa résolution finale qu’il estime que les producteurs-exportateurs chinois ont reçu des subventions compensatoires nettes allant de 10,36% à 15,78%, ce qui justifie que les entreprises chinoises impliquées dans cette affaire se voient imposer des droits de douane compensatoires du même niveau.
L’Union européenne va réintroduire ses droits de douane à l’importation sur les céréales, suspendus depuis janvier, en raison de la forte baisse des prix sur les marchés, a indiqué la Commission européenne dans un communiqué.
FRANCE. Le député socialiste Arnaud Montebourg demande des «sanctions» pour briser le secret bancaire.





