Archive pour août, 2008

Le temps de la libéralisation unilatérale des échanges

L’échec des pourparlers de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’est peut-être que le revers d’une réunion censée supprimer des dizaines d’obstacles à un accord sur la libéralisation du commerce englobant les produits industriels et agricoles tout comme les services. Plusieurs indices portent pourtant à croire que cela signe la fin des négociations commencées en 2001 à Doha. Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC, a proposé de laisser du temps avant de reprendre le dossier, pour que la poussière puisse se poser. Le risque est grand que la poussière recouvre le dossier en couche épaisse : les élections aux Etats-Unis, en Inde et en Europe limiteront les espaces de manoeuvre jusqu’au début de l’année 2010. Ensuite, il restera à voir si les gouvernements se sentiront encore liés à un texte intérimaire, accepté sous diverses conditions par leurs prédécesseurs. Que pouvons-nous dès lors réussir en matière de commerce en Europe sans dépendre du consensus des 153 membres de l’OMC ?

Les accords bilatéraux ne sont pas une vraie solution. Certes, ils créent du commerce, mais ils le distordent aussi. Les coûts à l’importation sont plus élevés pour l’Union européenne : les accords bilatéraux permettent aux entreprises étrangères qui bénéficient d’un accès préférentiel aux marchés de l’Union d’accroître leurs ventes aux dépens des concurrents plus compétitifs qui doivent payer des droits de douane, étant originaires de pays qui ne jouissent pas des mêmes accords. De plus, les entreprises européennes multiplient les exportations dans des secteurs et des pays où ils profitent des avantages douaniers octroyés par les accords bilatéraux au lieu d’être guidés par leurs vrais avantages comparatifs. Enfin, les accords bilatéraux compliquent la gestion des entreprises qui doivent tenir compte de centaines d’accords différents afin de décider d’où ils importeront leurs produits intermédiaires, dans quels pays ils produiront et vers quelles destinations ils exporteront.

Il est dès lors temps d’adopter la libéralisation unilatérale. Une fois n’est pas coutume, les économistes sont presque unanimes : les pays qui s’ouvrent au commerce gagnent, même si leurs partenaires n’en font pas de même. Imposer des droits de douane est aussi raisonnable que de bourrer ses ports parce que d’autres en font autant. Tant que des négociations sont en route, l’argument est valable – bien que bancal – selon lequel l’Europe doit maintenir ses barrières commerciales pour échanger leur abolition contre l’accès aux marchés étrangers. Mais, en définitive, le libre commerce réciproque est économiquement supérieur et politiquement plus facile à soutenir.

L’unilatéralisme de la libéralisation du commerce diffère fondamentalement de celui en matière de sécurité. Un pays qui s’ouvre au commerce ne menace pas ses semblables, il leur offre des opportunités économiques. De plus, un tel pays promeut la coopération multilatérale au lieu de la saper. Il sert d’exemple dans le discours politique d’autres pays et dans les négociations internationales. Le succès de la libéralisation unilatérale dans des pays de deuxième ordre, tels que Singapour, le Chili et la Nouvelle-Zélande attire l’intérêt mondial. Quel signal l’Union européenne, en tant que première puissance économique, donnerait-elle en empruntant le même chemin !

L’agriculture est le secteur le plus protégé par les douanes et le premier bénéficiant de subsides. C’est dans celui-ci que l’Union européenne trouvera les avantages les plus importants d’une libéralisation unilatérale. Premièrement, les douanes et les subsides distordent la production. Des agriculteurs européens cultivent la betterave sucrière ou le coton bien que le rendement de ces produits soit beaucoup plus élevé dans des pays du Sud. Deuxièmement, les douanes augmentent le prix de l’alimentation. Cela nuit surtout aux consommateurs disposant de bas revenus qui dépensent une partie disproportionnée de leur salaire pour acheter de la nourriture. Troisièmement, les subsides destinés à l’agriculture dévorent, à eux seuls, 40 % du budget de l’Union européenne, empêchant ainsi des investissements essentiels pour surmonter les défis du futur, tels que la recherche et la lutte contre le réchauffement climatique.

La production agricole peut, sans aucun doute, apporter des avantages supplémentaires qui vont au-delà de sa valeur commerciale. Elle peut notamment assurer la sécurité alimentaire et préserver un paysage traditionnel et diversifié. Ceci requiert des subsides ciblés qui récompensent les services de l’agriculture non rémunérés sur le marché. Chaque endroit devrait bénéficier de subsides qui correspondent à ses particularités : les coûts locaux de la production des services non rémunérés et l’appréciation locale du public. Les douanes et les subsides généralisés, tout au contraire, stimulent la production sans prendre en compte ces services non rémunérés. Les conséquences d’une telle stimulation sont souvent néfastes, car ils poussent les agriculteurs vers une monoculture intensive qui appauvrit le paysage, amoindrit la biodiversité et pollue l’environnement. Les pays membres de l’Union européenne devraient donc entreprendre des réformes audacieuses de la politique agricole commune. La Commission européenne a soumis une proposition législative qui ne prévoit que des modifications modérées. Elle n’a pas osé exiger plus de concessions des ministres de l’Agriculture qui défendent l’intervention publique en faveur d’une partie des agriculteurs. Cette politique coûte cher aux entreprises, aux consommateurs et aux contribuables ainsi qu’aux agriculteurs des secteurs bénéficiant d’une protection minime. Espérons que la France assumera à présent la responsabilité de sa présidence de l’Union européenne pour déclencher une réforme agricole conséquente.

VALENTIN ZAHRNT est chercheur à l’European Center for International Political Economy (Ecipe).

http://www.lesechos.fr

Près de 5000 produits de contrefaçon saisis par la Douane à Lyon

La saisie de 4.928 produits de grandes marques de luxe contrefaits a été communiquée par la brigade de surveillance intérieure de la douane de Lyon. Les 36 colis qui on été contrôlés contenait “des sacs à main, ceintures, jeans, paires de lunettes et accessoires de piètre qualité, contrefaçon notamment des marques Armani, Dolce et Gabbana, Prada ou encore Louis Vuitton”, apprend-on dans le communiqué. Le montant de cette saisie est estimée à 1,2 million d’euros par la Douane.

Les 36 colis saisis venaient d’Italie et devaient être apportés en France et en Espagne où la marchandise aurait été écoulée sur les marchés, a déclaré Yves Mengin, responsable du pôle économique de la direction régionale des douanes de Lyon. “Ce type de contrôles sur les plateformes de fret express ne se font désormais plus uniquement sur les arrivées extra-communautaire mais aussi sur les intra-commnautaires, avec de bons résultats”, a-t-il expliqué. Le mois dernier, 36.000 contrefaçons de drapeaux et fanions de l’Euro 2008 avaient été interceptées par les douaniers lyonnais ainsi que 35 000 contrefaçons de vêtements.

Article de Yopadato

Etats-Unis – A la douane, on peut saisir portables et iPods

“Vous vous rendez compte, ils pourront avoir accès à toutes les données sur mes clients, sur mon entreprise, sur mes dossiers confidentiels !”, fulmine un cadre. Un règlement du Département de la Sécurité intérieure en vigueur depuis longtemps mais rendu public en juillet dote les agents fédéraux de prérogatives accrues concernant les objets qui peuvent être saisis lorsqu’une personne, y compris un ressortissant américain, entre sur le territoire.
 
Les agents fédéraux américains ont désormais l’autorisation de saisir les ordinateurs portables des voyageurs arrivant sur le sol américain et de les conserver “pour une période raisonnable, afin de pouvoir faire une recherche approfondie”, dit le texte, visible sur internet. Et ce sur place ou en envoyant l’ordinateur à des spécialistes. Le tout même si aucun soupçon ne pèse sur l’individu ou les informations qu’il transporte. Le règlement s’applique à tous les appareils électroniques (disques durs, téléphones portables, iPods, récepteurs d’appel, enregistrements audios ou vidéos) mais concerne également les livres, les brochures et tout document écrit. Tous ces objets peuvent être saisis et leur contenu pourra être partagé avec les autres services de l’Etat ainsi qu’avec des organismes privés pour décrypter les données ou pour d’autres raisons.
 
Fouilles “inquiétantes”
 
Des responsables du Département de la Sécurité intérieure ont justifié ces mesures par les nécessités de la lutte contre le terrorisme. Mais il suscite les protestations de défenseurs des libertés. “Au XXIe siècle, la plus dangereuse des contrebandes est souvent contenue dans les médias électroniques et pas sur du papier. L’ère des dossiers de papiers et des microfiches est révolu”, justifie le DHS. Mais l’Association américaine des libertés civiles (ACLU) qualifie ces saisies et ces fouilles d’inconstitutionnelles. “C’est une saisie sans qu’il y ait une cause probable qu’un crime a été ou va être commis. La division des douanes et des frontières du DHS essaye de transformer la frontière américaine en une zone de non-droit constitutionnel”, a-t-il déclaré.
 
Le sénateur démocrate Russ Feingold, qui a récemment présidé une audition au Congrès sur les méthodes du DHS, a estimé que ces fouilles étaient “inquiétantes” et représentaient une violation de la vie privée. “Je suis plus convaincu que jamais qu’une législation est nécessaire pour protéger les bons citoyens américains de cette flagrante violation de leur vie privée. J’ai l’intention d’introduire un tel projet de loi bientôt”, a déclaré l’élu.
 
Le mois dernier, la puissante association de défense des droits civiques,  ACLU a accusé le DHS de mettre en danger “la vie privée et les libertés des citoyens américains sans renforcer pour cela leur sécurité”, faisant notamment référence à la liste terroriste du DHS qui s’est enflée d’au moins un million de noms. L’ACLU accuse aussi les agents aux frontières américaines de cibler injustement les voyageurs d’origine arabe, asiatique et également latino dans le cadre de la lutte contre l’immigration illégale.

OMC : après l’échec, l’heure des comptes

Ni perdants ni gagnants. Tous les pays vont se mordre les doigts de cet échec.
 
L’échec des négociations de Doha pour la libéralisation du commerce mondial aura provoqué un rare moment d’unanimité : tout le monde le déplore. C’est un «pas en arrière» pour le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson. Le ministre chinois du Commerce se déclare «déçu», tandis que les États-Unis espèrent que l’on pourra se «retrouver dans un cadre plus ambitieux». Pour son homologue australien cet échec est «particulièrement frustrant». Le Japon le juge «extrêmement regrettable», le Brésil juge qu’un succès aurait «ouvert les marchés dans tout le pays». La France a réaffirmé sa volonté d’un «accord équilibré». Les Africains, enfin, appellent à une reprise des négociations «le plus tôt possible», une hypothèse que le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, n’écarte pas quand il affirme : «Ne revenons pas en arrière et capitalisons sur les 85 % de ce qui a été fait.» Peter Mandelson va même plus loin. «À l’automne, après un été de réflexion, il faudra renouer les fils du dialogue», a-t-il lancé hier à Genève.

Les 135 pays membres de l’OMC font aujourd’hui leurs comptes. Tout le monde cherche les gagnants et les perdants. «Mais il n’y en a pas», tranche Philippe Moreau Defarges, chercheur à l’Ifri (Institut français des relations internationales), spécialiste de la mondialisation. «D’un côté les Occidentaux apparaissent protectionnistes et frileux et de l’autre les pays du Sud se montrent raides. Tous vont s’en mordre les doigts parce que personne n’a voulu faire assez de concessions.» Un jeu à somme nulle en quelque sorte ? Pas si simple.

Pour les grands pays agricoles, la donne change du tout au tout selon que les agriculteurs sont aidés ou pas. L’Europe et les États-Unis sont dans le premier cas et, faute d’accord, ils n’auront pas à baisser leurs droits de douane ni à diminuer leurs subventions. En France, la FNSEA s’en félicite et souligne qu’il faut «protéger les agricultures là où elles sont, avec leurs particularités», tandis que la Coordination rurale, troisième syndicat agricole français, profite de l’échec pour répéter que l’agriculture doit sortir du champ des négociations de l’OMC. Les altermondialistes, d’Attac à Greenpeace, lui emboîtent le pas. Mais les autres grands exportateurs de produits agricoles, le Brésil, le Canada, l’Australie, qui espéraient une baisse des subventions et des droits de douane pour vendre plus, en sont pour leurs frais.

Seuls, finalement, les pays les plus protectionnistes dans le domaine agricole, comme le Japon ou la Suisse, qui imposent des droits de douane très élevés sur les importations pour défendre leur production, sortent véritablement gagnants de l’échec de Doha.

Le gouvernement japonais ajoute officiellement sa voix au concert des regrets, mais sur place, dans ce pays qui achète à l’étranger 60 % des aliments qu’il consomme, les paysans sautent de joie. «Nous sommes soulagés, et même enchantés de l’échec des négociations», se félicite Yoshiyuki Kiri, responsable d’une coopérative agricole du sud de l’Archipel. Et le ministre de La justice, au risque de se faire taper sur les doigts par sa hiérarchie, assure qu’un accord à l’OMC aurait pu «amener le peuple japonais à mourir de faim d’ici vingt ou trente ans», les agriculteurs nippons étant incapables de survivre sans barrières douanières.

Les principales puissances industrialisées, l’Europe et les États-Unis en tête, attendaient de leur côté que les nations émergentes ouvrent en contrepartie leurs frontières à leurs produits industriels en diminuant leurs propres droits de douane. Ce que ces pays, la Chine et l’Inde notamment, ne feront donc pas. Une perte pour les grandes entreprises occidentales, bien que, corrige Philippe Moreau Defarges, celles-ci se développent à l’étranger «de plus en plus par des investissements directs qui font que les droits de douane ne sont qu’un élément du calcul».
Chine et Japon pénalisés

La Chine et le Japon, pour ne citer qu’eux, gagnants sur le volet agricole, mais grands exportateurs de produits manufacturés, se retrouvent pénalisés. Quant à l’Allemagne, premier exportateur mondial, elle déplore que l’OMC n’ait pas pu «donner à l’économie mondiale un signal important au bon moment».

L’industrie n’est pas seule en cause. Étaient concernées par l’ouverture des frontières les activités de services, télécommunications, banques assurances, pour lesquelles les pays industrialisés cherchent de nouveaux débouchés dans les pays émergents. Un accord à Genève aurait permis, sinon une ouverture totale de nouveaux marchés, du moins une identification des domaines que les États membres de l’OMC étaient prêts à livrer à la concurrence. Il aurait également facilité la migration de personnels qualifiés.

L’Europe prise dans cette tenaille, elle qui est tout autant industrielle qu’agricole, s’est profondément divisée. Face à Peter Mandelson, Nicolas Sarkozy est davantage apparu comme le défenseur des intérêts français que comme un rassembleur de l’Union européenne dont l’Hexagone a la présidence pour six mois. Nombreux sont ceux qui n’ont pas compris ses prises de positions tranchées. «C’est dommage», note un observateur qui a suivi toutes les négociations de Genève. «Mais peut-être attend-il maintenant une occasion de relancer le débat et de reprendre la main.» C’est en tout cas ce que laisse entendre son entourage qui parle d’une possible «initiative» dans les prochains jours.

Article de: Arnaud Rodier

http://www.lefigaro.fr

Fil IT-Business : Douane, 3611, Relais Services Publics , Exo Platform, PolySpot

Les titres au complet : Contrefaçon de produits électroniques : bonne pioche de la douane française  – Le 3611 va disparaître en mars 2009 – 100 Relais Services publics déployés en France – eXo Platform SAS vise l’Afrique – PolySpot aura son club d’utilisateurs.

Contrefaçon de produits électroniques : bonne pioche de la douane française

Entre le 4 et le 22 juillet, les douaniers de l’aéroport de Roissy ont saisi 21 572 produits électroniques de contrefaçon (barrettes de mémoire vive, lecteurs MP3…). Montant du préjudice estimé : près 1,8 million d’euros.

Ces saisies se sont déroulées au cours du contrôle de quatre chargements différents, “tous en provenance de Chine”, précise la douane.

Le 3611 va disparaître en mars 2009

Vu sur Silicon.fr (groupe NME) : Après 25 années de bons et loyaux services, le 3611, le service d’annuaire accessible via Minitel de France Telecom et du groupe PagesJaunes, tire sa révérence. Sa fin devrait être programmée pour mars 2009. Au plus fort de son utilisation à la fin des années 90, le 3611 a représenté plus de 5 millions de recherche par mois.

100 Relais Services publics déployés en France

Le 100ème Relais Services Publics vient d’être inauguré officiellement à Vireux-Molhain (Ardennes). Ces structures simplifient les contacts entre les usagers et leur administration en zone rurale. Les Relais Services Publics ont été lancés en août 2006 dans le prolongement de la Charte sur l’organisation de l’offre des services publics et au public en milieu rural. Co-pilotés par la Direction générale de la modernisation de l’Etat  et la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires, ils donnent aux usagers la possibilité d’accéder depuis un même point d’accueil à plusieurs administrations par le biais des TIC (Internet, visio-conférence…).

eXo Platform SAS vise l’Afrique

eXo Platform SAS, éditeur de suites logicielles de travail collaboratif, ouvre une filiale en Tunisie afin de développer son activité sur l’ensemble de la zone Afrique. Avec l’ouverture de ce bureau à Tunis, eXo Platform veut renforcer sa présence directe en Tunisie mais aussi dans plusieurs pays africains (Maroc, Algérie, Côte d’Ivoire, Togo, et Sénégal). C’est la troisième filiale de la société française qui a récemment présenté une nouvelle version de son poste de travail virtuel, après celles créées au Vietnam et en Ukraine.

PolySpot aura son club d’utilisateurs

Début septembre, PolySpot, éditeur français de solutions “moteur de recherche” pour les entreprises, organisera la première réunion de son “Club Utilisateurs”. Celui-ci visera “à développer l’expertise des clients sur les solutions développées par PolySpot, à favoriser leurs retours d’expériences et à partager les bonnes pratiques.

Article de: La rédaction http://www.vnunet.fr

 

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